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L'aide à la recherche

 

Recherche : des résultats et des perspectives

Les programmes de recherche sur la transplantation pulmonaire déjà cofinancés sur cinq ans par l’Association Grégory Lemarchal ont permis de belles avancées. Exemples.

En 2012, un tiers des greffes de poumons réalisées en France ont bénéficié à des patients atteints de mucoviscidose. C’est aujourd’hui encore le seul recours possible pour gagner des années de vie lorsqu’ils ont atteint l’état d’insuffisance respiratoire terminale. Mais malgré un nombre de greffes en augmentation et une progression de la survie après la greffe, le rejet chronique et les complications qui peuvent survenir sont autant de difficultés que la recherche doit absolument s’attacher à résoudre.  C’est pourquoi nous avons cofinancé à 50% un programme unique de recherche sur la transplantation pulmonaire avec l’association Vaincre la mucoviscidose. Soit 2,2 millions d’euros chacun pour développer 33 projets, devant permettre une amélioration de toute la chaîne de transplantation, de l’avant-greffe à la vie après la greffe ! Impliquant à la fois cliniciens et chercheurs, services hospitaliers et unités de recherche, ce programme innovant aura encouragé la collaboration entre les équipes de chercheurs. Et nous sommes fiers de vous présenter des résultats concrets, à travers deux des projets les plus prometteurs.

PROJET COLT : COMMENT CIBLER LE REJET DE LA GREFFE ?

Le principal risque de la greffe est le rejet chronique du greffon, qui est fatal : le corps rejette peu à peu l’organe étranger. Tout l’objet du projet COLT mené à Nantes par le Pr Magnan, est de prévenir et traiter les complications post-greffes pulmonaires. Avec plus de 1 000 patients en Europe inclus dans l’étude, COLT est la plus grande cohorte jamais constituée dans le monde sur ce sujet. Les chercheurs tentent de répondre à trois préoccupations : améliorer le plus en amont possible la prise en charge des personnes greffées, identifier de nouveaux traitements, et déterminer précocement si un patient risque de développer un rejet chronique du greffon. Moins de rejets, c’est plus de jeunes vies sauvées !

VERS LA FIN DE LA PÉNURIE DE POUMONS ?

On dirait de la science-fiction ! Imaginez des poumons refusés par tous les centres de greffes parce qu’ils ne répondent pas aux critères très stricts autorisant la greffe. Avant, ces poumons auraient fini « à la poubelle ». Face à la pénurie de greffons, l’équipe du Dr Sage, à Suresnes, a développé une technique pour réhabiliter ces organes avant de les transplanter. Concrètement, les poumons sont placés sur une machine et traités jusqu’à récupérer une fonction satisfaisante. Depuis le début de la recherche en 2011, 34 greffons pulmonaires ont ainsi été « récupérés » et transplantés, pour un résultat comparable à des greffons qui, eux, répondaient aux critères de sélection. Ainsi, 34 vies ont été sauvées et ce n’est pas fini...

Sauver des vies, voilà pourquoi nous avons tant besoin de vous... Forts de la confiance de nos donateurs, nous allons continuer à financer ces brillants chercheurs, et explorer d’autres pistes.

ET MAINTENANT ? UN GRAND ESPOIR : LA THÉRAPIE DE LA PROTÉINE !

Le corps de chacun d’entre nous produit du mucus, cette substance indispensable qui tapisse et humidifie les canaux de certains organes. Chez une personne atteinte de mucoviscidose, la protéine CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane Regulator) chargée de fluidifier ce mucus ne remplit pas son rôle. Le mucus est alors épais et collant, il va encombrer et obstruer les voies respiratoires et digestives, et favoriser les infections. Depuis plusieurs années, des équipes de chercheurs tentent de trouver un moyen de stimuler ou de corriger cette protéine pour restaurer sa fonction de manière suffisante. Et un véritable espoir est enfin permis ! Pour le Dr Marc Stern, ancien chef du service de pneumologie de l’hôpital Foch, les progrès sont tangibles : « Les premiers résultats fondés sur l’utilisation d’une molécule dite potentiatrice, l’Ivacaftor, dans un groupe de patients porteurs d’une des mutations du gène responsable de la mucoviscidose, ont apporté un succès d’une ampleur inédite ! Ils portent en eux, avec le développement d’autres molécules potentiatrices et/ou correctrices, l’avènement d’une révolution thérapeutique exceptionnelle. » Le bénéfice pour les patients traités : une capacité respiratoire augmentée, une prise de poids, et pour certains l’urgence d’une transplantation pulmonaire qui s’éloigne. Les médecins constatent une nette amélioration de la qualité de vie de leurs patients.
Cette avancée exceptionnelle concerne pour l’instant une partie seulement des patients, mais ouvre tellement de perspectives ! La communauté scientifique se mobilise maintenant pour cibler les molécules qui permettront de traiter la mutation de la mucoviscidose la plus répandue, celle dont était atteint Grégory.

L’Association Grégory Lemarchal souhaite prendre tout son rôle dans ce fabuleux effort collectif pour en finir avec la mucoviscidose. Les chercheurs comptent sur nous pour leur permettre d’aller plus vite ! Plus nous serons nombreux dans ce combat, plus nous serons forts, plus nous sauverons de vies. C’est notre intime conviction…

 

Pour soutenir la recherche maintenant, cliquez ici :

http://www.association-gregorylemarchal.org/faire_un_don.php
 

 
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