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Ce qu'il faut savoir

Nous sommes tous concernés...

Tout le monde peut être amené à recevoir, un jour, une greffe d’organe. Tout le monde peut également être amené, un jour, à donner ses organes : jeune, âgé, malade ou en bonne santé, il n’y a pas de contre indication au don. C’est la qualité des organes, évaluée par les équipes médicales, qui est prise en compte.
Tout le monde peut-être confronté à cette situation et être sollicité pour témoigner en urgence de la position d’un défunt sur le don d’organes. C’est pourquoi le dialogue sur la question du don est primordial.

En effet le don d’organes ne doit  plus être un sujet tabou puisque grâce à ce procédé de nombreuses vies peuvent être sauvées.  
Mais parce qu’encore trop rares sont les personnes qui font connaitre leur position à leurs proches, chaque année des centaines de patients décèdent faute de greffons disponibles. Chaque jour plus de 2 personnes meurent en France par manque de greffons ! 
 
Mais pour prendre position, encore faut-il être informé.
 

Alors que doit-on savoir sur le don d'organes ? 
 
 
Que dit la loi ?
En France, le don d’organes est très encadré et contrôlé. Notre système repose sur la loi de la bioéthique qui est supervisée par un organisme public, l’agence de la biomédecine. Sa création remonte en 2004. La loi énonce plusieurs grands principes dont le consentement présumé du donneur, la gratuité du don, l’anonymat du donneur…
 
Consentement présumé, qu’est-ce que cela veut dire ?
Après son décès chacun est considéré comme consentant pour donner ses organes en vue de greffe (à ne pas confondre avec le don du corps à la science), sauf si la personne a manifesté son opposition de son vivant en s’inscrivant sur le registre national des refus (auprès de l’agence de la biomédecine). C’est ce que la loi appelle le consentement présumé.
 
En pratique, quand l’équipe médicale identifie une personne décédée qui peut être prélevée, elle doit interroger le registre national des refus. Si la personne n’y figure pas elle se doit aussi d' interroger les proches pour vérifier que la personne n’était pas opposée au don. Mais obtenir le consentement pour les personnes décédées n'est pas simple. En cas d’opposition insurmontable ou d’un intense désarroi des proches, aucun organe ne sera prélevé. Ce principe est moralement acceptable. Mais ce qui est regrettable c’est que trop de personnes ne pensent pas à préciser leur choix à leurs proches, mettant ainsi leur famille dans une situation extrêmement difficile en cas de décès brutal. Chaque année, plusieurs milliers de familles se retrouvent confrontées à l’écrasante responsabilité de témoigner de l’opposition ou de la non opposition à un prélèvement d’organes au nom de l’être cher qu’ils viennent de perdre et cela sans connaitre sa position. Ainsi, en 2012, le taux d’opposition au don d’organes s'est élevé à 33,7%, alors qu’en 2007 le taux avait pour la première fois chuté en dessous des 30%.
 
Pour témoigner de votre non opposition au don d’organes vous pouvez demander votre carte de donneur appelée aussi  « Passeport de vie » pour en savoir plus cliquez ici
 
Dans quelles conditions peut-on prélever les organes ?
Le plus souvent, le greffon provient d'une personne en état de mort encéphalique à l'hôpital.
La mort encéphalique est un phénomène rare qui ne s’observe que dans 1% des cas de décès. Il s’agit d’un état irréversible qui survient suite à un accident vasculaire cérébral ou à un traumatisme crânien. La mort encéphalique ou mort cérébrale désigne l’arrêt brutal définitif et irrémédiable de toutes les activités du cerveau.
 
La mort encéphalique ne doit pas être confondue avec un état comateux, dans lequel  le sang irrigue et oxygène encore le cerveau.
 
C’est une équipe chirurgicale spécialisée dans les greffes qui se charge du prélèvement. Elle effectue cet acte dans les mêmes conditions que tout autre intervention chirurgicale et porte une attention particulière sur l’aspect extérieur du corps avant sa restitution à la famille, qui se fait directement après le prélèvement.  
 
Pour en savoir plus : 
> Don d'organes
> Le don, la greffe et moi
> Vos questions les plus fréquentes